Quand l'écriture introspective devient un pont entre le Rêve et la Réalité
March 15, 2026
J'ai participé ce matin à un atelier d'écriture introspective. Vous savez combien je crois en cet outil puissant de découverte de soi puisqu’Horizons Stellaires est basé dessus. C’est la possibilité d'aller regarder à l'intérieur de soi par le biais de l’écriture : celle-ci invite à formuler ses pensées, prendre le temps de réfléchir à qui l'on est, ses émotions, ses aspirations à travers les mots pour pouvoir se connecter plus profondément à son soi intérieur.
Un dimanche, levée tôt, prête devant mon ordinateur à 9h du matin, et pleine de gratitude et de joie vis-à-vis de moi-même, car d'habitude c'est moi qui tiens ces espaces. Pour une fois, c'est moi qui suis venue m'y déposer.
Le thème de l'atelier « Comment passer du rêve à la réalité ? » Alors… vous pensez bien qu'évidemment, je n'ai pas hésité à m'inscrire. C'est le sujet de ma vie, moi la rêveuse pragmatique ; c'est le sujet d'Horizons Stellaires, mon obsession favorite de rêver et surtout de (se) réaliser. Quel plaisir de pouvoir réfléchir à mon sujet préféré sous un angle différent.
Nous avons abordé divers sujets pour justement venir interroger ce petit espace qui existe entre le rêve et la réalité. Nous avons fait la distinction entre le rêve boussole et le rêve refuge, le désir versus le mirage.
Le rêve boussole qui est celui qui donne une direction, une vision à sa vie, qui vient véritablement réveiller l'élan vital que nous avons tous à l'intérieur de nous en étant acteur et non pas simplement spectateur d'une illusion, d'un rêve endormi qui ne nous permet pas d'aller nourrir ce vivant. C'est à travers l'action, la réalisation, le faire, l'expérimentation du rêve qu'on se sent vivant, malgré (parfois) les divers inconforts qu'un voyage comme celui-ci peut inviter à vivre. Mais le plus important n’est-il pas de se sentir vivant ?
On a pris le temps de remettre à plat nos rêves du moment, ceux qui nous animent profondément, ceux parfois qu'on n'autorise pas à s'avouer. Le désir qui est véritablement le point de départ avant de se lancer dans le mouvement. Le fait qu'un rêve est propre à chacun, qu'il n'y a pas de recettes particulières et qu'on a souvent tendance à associer le rêve à quelque chose qui est censé être grandiose alors que le rêve peut être d'une simplicité simple mais à partir du moment où c'est l'expression de cet élan vivant et qu'il donne une direction à nos mouvements.
Cela a été aussi l'occasion d'aborder l'idée de l'intuition, car c'est aussi elle qui pousse à la prise de risque : cette chose évidente qui se joue en soi et qui invite à croire que « c'est possible », et qui finalement, ne va se révéler qu'au moment de l'action pour apporter plus de clarté. C'est dans le mouvement, la mise en action que je vais pouvoir réajuster mon rêve et justement réduire le fossé entre le rêve et sa réalisation.
Cette intuition, elle part de cette idée d'avoir tous ses sens ouverts. C'est ce que je pratique souvent avec la Cuisine Thérapie : « activer ses antennes », c’est-à-dire tout simplement activer sa curiosité, aller à la rencontre d'une information, d'une ressource, d'une compétence, d'une personne, parce qu’elle vient réveiller, titiller quelque chose en rapport avec son rêve.
On a aussi parlé des freins, des pensées limitantes, qui ne nous appartiennent jamais, mais qui sont là et avec lesquelles il faut apprendre à naviguer. Elles sont là, c'est l'idée de les accepter, mais de ne pas leur permettre de nous freiner. Et donc d'être capable de faire des choix qui vont filtrer les croyances, les opinions, tout ce qui peut peut-être ne pas nous rendre service au moment de ce passage si délicat du rêve à la réalisation.
Une chose très pertinente qui a été mentionnée, c'est de finir tout ce qu'on a décidé de commencer. C'était intéressant pour moi parce que souvent, je me demande quand est-ce que je dois lâcher prise et justement peut-être arrêter en cours ? Et puis… non, je pense que cela créerait plutôt de l'insatisfaction de ne pas être allée au bout. Un peu comme un film dont on ne verrait jamais la fin…ce serait frustrant, n’est-ce pas ? Il y a cette question de curiosité de se dire : « mais si je vais au bout, qu'est-ce qu’il va se passer, qu'est-ce que cela va générer, qu'est-ce que cela va m’apporter ? »
Et puis… la distinction entre la réussite, la réalisation et la réalité. Dans la réalisation, il y a vraiment cette idée de vouloir vivre quelque chose, d'aller faire appel à son univers émotionnel, à ce qu’il se joue, là à l’intérieur de soi dans l'instant présent. Dans la réussite, il y a cette notion de résultat attendu qui peut parfois être décevant car souvent différent de la projection initiale et qui est aussi souvent portée par des injonctions ou des attentes extérieures. Et la réalité qui selon moi est un peu le garde-fou pour ne pas se perdre dans le rêve et retrouver ce juste équilibre entre les envies, le désir et puis ce qui est véritablement possible.
Un bel atelier plein de profondeur, qui me conforte dans ma vision du monde et dans mon rêve « Horizons Stellaires » qui est la traduction même de l’idée de faire de la réalité le rêve qu’on a envie de vivre. Parfaite introduction (comme quoi il n’y a pas de hasard) à mon prochain article et le thème du mois d’Avril : « Le rêve (qu’on a étouffé), là où tout commence, bien avant l’échec ». Stay tuned !





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